Presse

22.avril 2010

Un nouveau rêve de TGV pour la Suisse

RAIL | Le lobby des voyageurs, CITRAP, publie un livre qui milite pour la construction d’une ligne à grande vitesse entre les rives du Léman et celles du lac de Constance.

© JEAN-BERNARD SIEBER - ARC | Daniel Mange veut «proposer un avenir» aux rails suisses et leur éviter d’être isolés dans l’Europe de la grande vitesse.

Mehdi-Stéphane Prin | 22.04.2010 | 00:02

Mettre Genève à moins de 15 minutes de Lausanne. Une division du temps de parcours des principales liaisons ferroviaires du Plateau, voici ce que propose une étude présentée hier à Lausanne. Un rapport qui prend la forme d’un livre. Publié dans la collection Le savoir suisse des Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, ce Plan rail 2050, plaidoyer pour la grande vitesse a été tiré à 2000 exemplaires.

Réalisé par des membres vaudois et genevois de la Communauté d’intérêt pour les transports publics (CITRAP), ce rapport milite pour la construction d’une ligne à grande vitesse entre Genève et Constance. Avec liaisons avec les autres TGV européens.

Un document d’amateurs éclairés, à l’image de son auteur principal: le professeur honoraire de l’EPFL Daniel Mange. Après une longue carrière dans le domaine de l’informatique et de l’intelligence artificielle, cet homme de 69 ans se bat pour faire entrer les CFF dans l’ère de la grande vitesse. «Avec ce livre, nous voulons donner une vision dans une planification ferroviaire suisse qui en manque cruellement.»

«Mettre fin au Röstigraben»
Lobby des voyageurs, la CITRAP ne prend-t-elle pas le risque de brouiller les cartes? Surtout à un moment crucial. En ce moment, une bataille se joue, qui voit le rail suisse devoir faire face à l’explosion de la fréquentation des trains. Avec notamment une ligne Lausanne-Genève au bord de l’asphyxie. «Le plan Rail 2030 vise les urgences d’aujourd’hui. Nous voulons proposer un avenir au réseau ferroviaire suisse, qui n’a pas changé depuis cent cinquante ans. Pouvoir se déplacer en moins d’une heure entre Zurich et Lausanne, c’est assurer aussi la cohésion du pays, mettre fin au Röstigraben.»

Les auteurs de l’ouvrage craignent fortement un isolement de la Suisse dans le monde ferroviaire européen, si elle ne permet pas rapidement aux trains à grande vitesse de traverser son pays. Pour la CITRAP, son projet est le seul qui permet aux futurs TGV et autres ICE, entre Marseille et Munich, de passer par Genève et Lausanne.

Reste la question du coût forcément faramineux du projet. Les auteurs du projet se gardent de donner une estimation globale et préfèrent parler d’une fourchette entre 50 et 100 millions le kilomètre! L’idée d’un partenariat public-privé est notamment évoquée.

Plan rail 2050, plaidoyer pour la vitesse, collection Le savoir suisse, 17 fr. 50.

> Source: 24 Heures

> Article de Polytechpress

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22 avril 2010

Genève à 1 heure 20 de Zurich, le rêve de la grande vitesse

Un groupe de chercheurs présente un projet ambitieux qui, à des coûts forcément élevés, permettrait de créer des liaisons ferroviaires rapides entre les métropoles du Plateau

Bernard Wuthrich

Genève-Lausanne en 20 minutes. Lausanne-Berne en 30 minutes. Berne-Zurich en 30 minutes. Un rêve? Une utopie? Sans doute. Mais cette utopie, une équipe de scientifiques romands emmenée par Daniel Mange, ancien professeur à l’EPFL et secrétaire général de la section vaudoise de la Communauté d’intérêts pour les transports publics (CITRAP), a voulu la coucher sur papier*.
Comment réduire de manière aussi spectaculaire les temps de parcours entre les métropoles helvétiques? En généralisant la grande vitesse, répondent les chercheurs. Ils proposent de construire de nouvelles lignes ferroviaires rapides sur le Plateau, sur un axe ouest-est qui compléterait l’axe nord-sud, que l’on est déjà en train d’adapter, en partie du moins, pour la grande vitesse. Le Lötschberg et le Gothard sont en effet prévus pour des trains circulant jusqu’à 250 km/h.

Sur le Plateau, le tronçon rapide de Mattstetten-Rothrist, construit dans le cadre de Rail 2000, permet de foncer à 200 km/h. Il a rapproché Berne de Zurich: les deux villes ne sont séparées que de 56 minutes. Le rêve des auteurs de Plan Rail 2050 est de raboter 25 minutes supplémentaires en réalisant l’intégralité du programme ZEB (acronyme utilisé pour la deuxième étape de Rail 2000 et des NLFA) et de Rail 2030 ainsi que d’autres tronçons rapides.

La même réflexion prévaut pour l’axe Genève-Lausanne-Berne. Entre les deux capitales romandes, les auteurs préconisent, en vrac, le prolongement de l’actuel terminus de Genève-Aéroport, une nouvelle gare à Lausanne (qui pourrait être à Sébeillon), un nouveau passage ferré souterrain à Morges, la réalisation de la liaison rapide par la vallée de la Broye telle que proposée par le municipal lausannois et conseiller national Olivier Français, son raccordement à l’axe Neuchâtel-Berne avec «un barreau sud par Fribourg», détaille Daniel Mange.

L’objectif de ce livre est d’offrir une vision, une ambition qui va plus loin que le projet Rail 2030. Celui-ci repose sur les bases existantes et les décisions prises lors de la décennie écoulée (LT du 31.03.2010). Il veut aussi mettre le doigt sur la nécessité pour la Suisse d’être intégrée dans le réseau européen à grande vitesse. Or, relève l’étude, le risque de marginalisation est réel: sur l’axe ouest-est, le projet de «Magistrale pour l’Europe», censé relier Paris à Budapest, contourne le pays. Et, alors que des rames circulent déjà à plus de 300 km/h ailleurs – des essais ont même été effectués à 574,8 km/h en France –, le réseau helvétique reste inadapté.
Mais, justement, il s’agit d’une vision. La réalité est, elle, différente. A Berne, on préfère avancer à pas plus assurés. Rail 2030 coûtera entre 12 et 21 milliards et les CFF chiffrent à 60 milliards les investissements ferroviaires d’ici à 2050. Or, on ne sait pas où trouver tout cet argent.

Le «Plan Rail 2050» coûterait bien davantage. Daniel Mange l’admet. Pour la grande vitesse, «il faut un milliard pour construire 20 kilomètres en terrain moyennement difficile et un milliard pour 10 kilomètres en ligne souterraine», estime-t-il. Les sommes nécessaires risquent d’être colossales. A toutes fins utiles, les auteurs ont glissé une annexe en fin d’ouvrage, dans laquelle ils décortiquent les possibilités de financement examinées pour les projets en cours. Leur message est cependant ailleurs: «Rail 2030 est pour nous une déception. Ces projets sont les urgences d’aujourd’hui et non les objectifs de demain», clame Daniel Mange.

*«Plan Rail 2030. Plaidoyer pour la vitesse», par Daniel Mange et alii. Collection Le Savoir Suisse, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2010.

> Source: Le Temps

> Article de Polytechpress

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Pour La Science - Mai 2010

> Source: Pour La Science

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Terre & Nature - Claire Berbain - 13 août 2009

> Source: Terre & nature

> Article de Polytechpress

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24 Heures - Annick Chevillot - 17 juin 2009

> Source: 24 Heures

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24 Heures - Anne-Isabelle Aebli - 10 juin 2009

> Source: 24 Heures

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Libération - Sylvestre Huet - 14 avril 2009

> Source: Libération

> Article de Polytechpress

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L’Hebdo - Michel Guillaume - 2 avril 2009

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Martin Beniston: La Suisse doit bouger

Le climatologue genevois avertit: «Il est tout aussi urgent de lutter contre le réchauffement de la planète que de sauver les banques.» La Suisse doit faire plus pour promouvoir les énergies propres.

A l’heure où le Conseil fédéral doit prendre d’importantes décisions pour lutter contre le réchauffement climatique, le professeur genevois Martin Beniston sort un nouveau livre1. Ce climatologue à la triple nationalité – suisse, britannique et française – a contribué à rédiger le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisme qui a partagé le prix Nobel de la paix avec Al Gore en 2007. Interview.

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«Changements climatiques et impacts»: pourquoi avez-vous choisi un titre aussi neutre, alors qu’il est urgent d’agir?

En tant que scientifique, je me dois d’éviter de tomber dans le sensationnalisme. Mon rôle est de faire l’état de la question et d’évoquer des pistes possibles. Mais c’est vrai qu’il est urgent d’agir. Plus on attendra, plus le climat va se réchauffer et plus il sera difficile d’en contrôler les effets.

Vous avez beaucoup étudié la situation dans les Alpes suisses. A combien chiffrez-vous le réchauffement d’ici à 2050?

Dans une fourchette de 2 à 4 degrés en hiver et de 3 à 6 degrés en été, même si on prend des mesures, car il faut beaucoup de temps pour inverser la tendance.

C’est énorme!

Oui, on n’a jamais enregistré un réchauffement aussi rapide.

Craignez-vous que la crise retarde encore la prise de mesures efficaces contre le réchauffement?

Je suis plutôt pessimiste à cet égard. La crise est au centre de toutes les priorités des politiciens, qui songent d’abord à leurs banques et leur industrie automobile. Mais c’est une erreur de penser que la question climatique est moins urgente.

En décembre 2009 se tiendra la Conférence de Copenhague, qui doit décider de mesures concrètes pour la période 2012-2020. Redoutez-vous un échec?

Les risques sont tout de mêmes assez grands, surtout si la crise se prolonge. Je note pourtant des signes encourageants. Le retour des Etats-Unis à la table des négociations est très positif et engendre une nouvelle dynamique.

Justement, Barack Obama a promis d’injecter 150 milliards de dollars sur dix ans pour les énergies propres. La Suisse rate-t-elle l’occasion d’investir dans les «clean tech»?

Si la Suisse ne bouge pas plus vite, elle va effectivement rater cette chance. Alors que les Etats-Unis deviendront les leaders mondiaux en matière d’énergies propres, la Suisse est beaucoup moins proactive. Dans sa politique, le Conseil fédéral semble se soucier beaucoup plus de la production d’énergie que des diverses solutions pour l’économiser.

Le Conseil fédéral a décidé d’une réduction de 20% des émissions de CO2 d’ici à 2020. Suffisant?

C’est encourageant que de s’aligner sur l’Union européenne pour atteindre cette baisse de 20%. Mais cela ne suffit pas. Il faudrait une réduction d’au moins 50% pour stabiliser le dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Par conséquent, le climat va continuer à se réchauffer, certes à un rythme moins soutenu si on atteint l’objectif de 20%.

Etes-vous favorable à une taxe CO2 sur les carburants?

Oui, à condition que cette taxe soit dissuasive, soit substantielle. Ce n’est qu’aux environs de 2 francs le litre que les gens commenceront peut-être à changer de comportement. Cela dit, il faut que le produit de cette taxe soit réinvesti dans des fonds pour promouvoir les économies d’énergie et les transports publics.

> Source: L’Hebdo

> Article de Polytechpress

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Tribune de Genève - 26 novembre 2008

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Un traité d’arithmétique du XVIIe siècle découvert sur un marché aux puces

ÉDITION | Par un hasard extraordinaire, un historien du calcul a découvert au marché aux puces de Plainpalais, à Genève, un traité de mathématiques publié à Berne en 1619. Cet ouvrage, véritable somme des connaissances de l’époque, était inconnu des spécialistes.

© KEYSTONE | Le professeur Alain Schärlig présente louvrage précieux déniché au marché aux puces à Genève.

© KEYSTONE | Le professeur Alain Schärlig présente l'ouvrage précieux déniché au marché aux puces à Genève.

Oeuvre d’un patricien bernois, Johann Rudolf von Graffenried, le livre, complet et en bon état, compte quelque 750 pages. Il a été acheté à un pucier pour 200 francs par Alain Schärlig, ancien professeur à l’Université de Lausanne et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire des mathématiques, qui l’a présenté mercredi aux médias.

Publié à compte d’auteur, sans doute à peu d’exemplaires, le livre a passé inaperçu malgré la valeur de son contenu. Même s’il en existe une douzaine d’exemplaires dans des bibliothèques en Suisse, en Allemagne et en France, il ne fait l’objet d’aucune citation dans la littérature scientifique, a relevé M. Schärling, qui vient de publier un ouvrage pour tirer le traité de l’oubli.

Ecrit à une époque charnière où les chiffres arabes commençaient à s’imposer dans l’espace germanophone, l’ouvrage, en langue allemande mêlée de latin et en caractères gothiques, est truffé d’exemples pratiques d’additions, soustractions, multiplications et divisions. Il pouvait servir par exemple à des commerçants et à des administrateurs.

L’auteur, un notaire qui dit avoir appris l’arithmétique «tout seul et par la grâce de Dieu», s’y décrit comme un compilateur présentant les différents systèmes de calcul connus à son époque. Mais lui-même apporte quelques améliorations, notamment dans la manière de noter les décimales.

«Compter en 1619. Le livre d’arithmétique de Johan Rudolff von Graffenried», d’Alain Schärig, est paru aux Presses polytechniques et universitaires romandes.

Source: Tribune de Genève

> Article de Polytechpress

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